23 juillet 2001

Surveillance de l’utilisation d’Internet au travail

Une récente étude de la Privacy Foundation relevait que 35% des salariés américains connectés à Internet depuis leur lieu de travail font l’objet d’une surveillance systématique, tandis que KPMG mettait en évidence que 50% des entreprises britanniques contrôlent leurs employés.

La Privacy Foundation apporte, sous la plume d’Andrew Schuman, un nouvel élément à ce phénomène en analysant les impacts psychologiques : méfiance des employés vis-à-vis de l’utilisation qui pourrait être faite de leur communication, défiance par rapport à l’outil informatique, absence ou lacune dans la publicité et la déclaration des outils de filtrage qui apparaissent comme un piège pour les employés. 

Bâillonné par les marques

Nous connaissons désormais le verdict de l’utilisation du logo d’une célèbre firme yaourtière par le Réseau Voltaire sur le (défunt) site JeBoycotteDanone : 60 000 FRF de dommages et intérêt au profit de Danone. Nous retiendrons notamment le point suivant, qui motiva la décision du tribunal: l’expression libre ne concerne que des textes avec " sujet, verbe, complément " (sic), pas des graphismes qui ne sont que des moyens d’illustrer des propos. L’usage de logos, même détournés, ne ressort donc pas de la liberté d’expression. La liberté d’expression est donc cantonnée au domaine de l’expression verbale ou écrite sous forme de propos, et ne peut s’illustrer sous forme graphique. Les artistes apprécieront. A lire notamment dans l’Uzine et l’Asile Utopique. Nous pourrons également contribuer à la polémique du site Powow.net (qui malheureusement est en cessation d’activité).

Notons que ce verdict, ironie du calendrier, fut annoncé le 4 juillet. Nous pourrons donc avec délectation visiter les activistes d’Adbuster, spécialistes du détournement de message des grands groupes, suivant les indications de Transfert.

Notons également le message annonciateur de Jean-François Variot, qui publie La Marque Post-publicitaire et observe que la communication web des marques est notoirement inefficace et conduit tout au plus à énerver l’internaute. Egalement sur Transfert.

Parlons-nous

Bertrand Poirot-Delpech, académicien, nous entretenait dans un récent article du Monde, des dérives du discours détourné par la vacuité et le mercatique des propos transmis par les media : la notoriété remplace le savoir, et la jactance le discours articule". A dévorer d’urgence, un élément de plus pour les détournement des discours publicitaires.

Collèges câblés

Le Conseil Général des Landes a pris l’initiative de doter chaque collégien du département d’un ordinateur portable. A suivre, tant géographiquement que dans les autres entités scolaires (Lycée, Universités notamment), et à lire sur le site du Conseil Général.

Elevage de NeoPets

Vous aviez apprécié les Tamagoshi, hébergé les Pokemon, mais cela vous avait laissé sur votre faim. Essayez le Neopet, un petit animal de compagnie virtuel, tout comme quelques millions de visiteurs du site. Vous pouvez choisir des animaux réels (chat, lapin) ou virtuels (licorne, monstre). Une fois l’animal confectionné, il faudra le nourrir et gagner suffisamment d’argent virtuel pour l’entretenir et satisfaire à ses caprices, via le site Neopets. Très rapidement, vous vous trouverez prisonnier d’un système soumis à la quête perpétuelle de finances pour satisfaire un être fort capricieux, mais ce n’est que fiction et visiblement amusante, puisque la fréquentation de ce site ne cesse de croître. 

Butinages

Parler avec de beaux mots pour ne rien dire d’intéressant est à la portée de n’importe quel ordinateur. En cette période de repos estival, Le Portail a sélectionné pour vous les meilleurs pipotrons et charabia, mais aussi leurs homologues anglo-saxons : Web Economy and Wired.

Lassés par ces belles phrases, nous irons nous reposer sur les images de La Terre vue du Ciel, la preuve par l’image de la nécessité du respect du protocole de Kyoto. 

Si la vue d’un miroir vous rebute, vous pouvez également visiter avec succès Quoimagueule.

Sur ce, nous vous souhaitons une bonne trêve estivale et vous donnons rendez-vous en deuxième quinzaine d’août pour de nouvelles brèves.


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Nicolas IMBERT