20 février 2009

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Stanford crée un institut indépendant sur les énergies

Désireux d’encourager la croissance verte en cette période inédite, l’Université de Stanford (Californie) lance un institut dédié aux énergies et totalement indépendant dans son financement des grandes entreprises des secteurs pétrolier et énergétique. Ce fond est doté à sa création de 100 millions de dollars. Les dotations proviennent principalement de trois anciens élèves désirant contribuer à la protection de l’environnement, à l’accroissement de l’efficacité énergétique et à la réduction de la dépendance énergétique des Etats-Unis vis-à-vis du reste du monde. Dirigé par le professeur Lynn Orr (déjà directeur du Stanford Global Climate and Energy Project), l’institut poursuit trois objectifs : consolider les efforts universitaires en recherche sur les énergies et les politiques énergétiques, attirer les meilleurs talents et valoriser la recherche dans le domaine. 20 financement sont d’ores et déjà proposés, et de nombreux projets postulent déjà pour les obtenir. D’initiative purement privée, la création de cet institut montre bien la volonté américaine de densifier la recherche sur les énergies, alors même que le président Barack Obama prévoit de son côté un investissement de 150 milliards de dollars pour assurer le développement et la promotion des énergies renouvelables et des économies d’énergie

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Quand le ciment révolutionne son bilan carbone

La production de ciment est réputée particulièrement consommatrice en énergie et génératrice d’émissions de dioxyde de carbone. Le chiffre de 5% des émissions planétaires pour le cycle de vie du béton est régulièrement avancé. Voilà pourtant qu’un procédé de production alternative est susceptible de changer profondément la donne. En effet, la société d’ingénierie britannique Novacem vient de mettre au point un ciment aux silicates de magnésium, qui est fabriqué à 650 degrés (au lieu de 14500 degrés pour le ciment traditionnel) et « piège » dans sa structure 600 kg de CO2 par tonne fabriquée là ou un ciment traditionnel en génère 400 kg. Ce produit a obtenu l’Energy Environmental Award 2008. Si l’industrialisation du procédé permet de conserver ces caractéristiques, nous avons là un matériau extrêmement prometteur.

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Quelle est l’empreinte énergétique d’Internet ?

Ce n’est pas parce que l’empreinte énergétique générée par une recherche sur Internet se produit loin de celui qui la génère qu’elle est inexistante, bien au contraire. Alex Wissner-Gross, de l’Université de Harvard, a estimé le coût énergétique lié à l’activité informatique et les émissions de CO2 générées. Il en ressort que l’effort demandé pour sortir le résultat d’une recherche (tant sur le poste utilisateur que dans les serveurs ou les tuyaux) est de l’ordre de ce qui est nécessaire pour chauffer une tasse de thé. Une grande partie de l’énergie dépensée et des émissions générées l’est par les centres de calculs, qui selon le cabinet Gartner représentent 2% des émissions de gaz à effet de serre. Alex Wissner-Gross a généralisé sa méthode de calcul dans le projet CO2Stats dont l’objectif est de mesurer pour les limiter les empreintes écologiques des activités informatiques. Alors que la France s’est donnée fin 2008 d’un groupe de travail intergouvernementale sur la Green IT, nul doute que cette méthode trouvera rapidement son utilité pour quantifier et nous aider à diminuer notre empreinte carbone d’origine informatique.

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Butinages

Et, dans la vraie vie, des livres

2020987686 Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean récidivent. Après le succès de Le plein s’il vous plait en 2006, ils publient désormais C’est maintenant ! 3 ans pour sauver le monde. Un ouvrage édifiant sur la nécessité de faire évoluer ensemble notre économie et notre manière de penser l’avenir et de faire notre présent pour tenter d’infléchir et de parer au changement climatique dans une société socialement vivable. Qu’il s’agisse de vision économique, d’aménagement du territoire ou du geste du quotidien, cette mutation comportementale est urgente. Elle nécessite de penser et d’agir autrement. C’est maintenant ! 3 ans pour sauver le monde !, Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean, Le Seuil.

Un livre choc…Extension du domaine de la manipulation, de l’entreprise à la vie privée, est le point de vue d’une jeune philosophe sur le développement personnel en entreprise. Alors que les syndromes du mal-être au travail (stress, dépression, suicide…) sont désormais de plus en plus visibles, l’entreprise développe son discours éthique, développe le coaching et communique sur l’épanouissement personnel. L’auteur partage dans cet ouvrage un point de vue caustique, très bien informé et avec une prise de recul certaine sur les évolutions du management et des valeurs d’entreprise. Qu’on soit ou non en accord avec les thèses défendues dans l’ouvrage, la structuration de l’analyse et la distanciation du propos nécessitent en tant que telle une lecture qui sera nécessairement prenante. Extension du domaine de la manipulation, de l’entreprise à la vie privée, Michela Marzano, Grasset.


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